Après le chimichurri, voici un autre condiment incontournable en amérique latine, la salsa criolla! Cette sauce créole (littéralement) et originaire du Pérou où elle constitue l'accompagnement de (presque) tous les repas.

La cuisine qualifiée de créole au Pérou (cocina criolla) est la cuisine des descendants des colons européens, qui résulte d'un mélange entre des recettes espagnoles et des recettes précolombiennes. Les cuisinières péruviennes, employées par les européens, cuisinaient les recettes espagnoles selon leurs influences et en y ajoutant des fruits et des légumes locaux, alors inconnus en Espagne. En résulte la richesse de la cuisine péruvienne créole, et notamment ce condiment. 

Nous qui sommes habitués aux sauces crémeuses et onctueuses, cette salsa est plutôt comme une petite salade, délicieuse en accompagnement de viande grillée (à la plancha par exemple!). Vous pouvez aussi tailler les légumes beaucoup plus finement, en petits dés, pour se rapprocher davantage d'une sauce.

 

Salsa criolla

salsa-criolla.JPG2 oignons rouges
1 poivron rouge (ou vert)
1 petit piment rouge
jus d'1/2 citron vert
ail
1 poignée de persil plat et/ou coriandre
huile d'olive
sel, poivre

Ecraser la gousse d'ail et la mélanger à un peu d'huile et au jus de citron au fond d'un bol. Ajouter les oignons rouges finement ciselés, le poivron rouge coupé en lanières, le piment coupé en petits dés et les herbes fraîches hachées. Saler, poivrer et ajouter davantage de citron si vous préférez une saveur plus acidulée.

Variante: Vous pouvez ajouter des tomates, si vous le souhaitez. Vous pouvez également ajouter du cumin pour une saveur plus prononcée. Et néhsitez pas à varier les quantités de poivrons, d'oignons et d'herbes frâiches selon vos goûts.

 

 

 

Qui dit été dit souvent repas dehors, sous toutes ses formes! Depuis un pique-nique improvisé au milieu d'une promenade jusqu'au barbecue. Enfin, ça, c'était les autres années! Cet été, j'ai en effet troqué mon bbq contre une plancha que j'ai reçu en prêt, pour la tester durant quelques semaines.

plancha,boeuf,été

Eh bien, me voilà conquise! Il n'y a certes pas le petit goût fumé apporté par le feu d'un barbecue, mais pour le reste, la plancha l'emporte haut la main! Allumée en un tour de main, juste le temps d'approcher les ustensiles et les ingrédients, et la voilà à bonne température. Les aliments cuisent rapidement, les viandes restent tendres et juteuses, et le nettoyage est presque aussi rapide que l'allumage!

La plancha que je teste en ce moment est une plancha de la marque Forge Adour. Moi qui vient des Pyrénées et qui vait régulièrement passer des vacances dans une petite maison au bord de l'Adour, je ne peux pas m'empêcher de me sentir un peu chez moi dès que je cuisine dessus. J'aime aussi le côté familial de cette entreprise, et surtout la qualité de ce produit: on sent un produit robuste avec de belles finitions du revêtement émaillé de la plancha.

plancha,boeuf,été

J'ai choisi de tester une plancha électrique, afin de ne pas m'encombrer avec du gaz. Elle est grande (60 cm de largeur), ce qui est parfait pour recevoir plusieurs personnes et cuisiner de grandes quantités, mais aussi pour cuire deux préparations en même temps. Et si on est en nombre plus restreint, il est possible de n'allumer qu'un seul côté de la plancha afin d'éviter toute consommation d'énergie inutile. Oui, je suis vraiment conquise!

Et pour le nettoyage, comme je vous le disais, rien de plus facile! Quand la plancha est encore chaude, un peu d'eau versée en raclant permet d'enlever les résidus, il ne reste plus qu'à passer une éponge et du savon quand la plancha est à une température plus basse. Et si on préfère profiter de la soirée et des invités avant de nettoyer le tout, il suffira juste, plus tard, de laver la plancha à froid ou de la refaire chauffer un peu pour nettoyer comme si on venait de l'utiliser. Bref, très simple, et vu la qualité du revêtement cela se fait (presque) tout seul! Je ne vous ai pas encore dis que je suis conquise?!

 plancha,boeuf,été

Pour le premier repas réalisé à la plancha, j'ai eu envie de voyager en Amérique latine, continent connu pour ses "asados", ces grands festins de viandes grillées accompagnées de sauces et condiments. Une belle pièce de boeuf (entrecôte ici, mon boucher n'ayant plus de côté de boeuf), des poivrons, des épis de maïs, le tout accompagné de chimichurri et de salsa criolla (recette à venir), et le tour est joué!

 

Entrecôte de boeuf et légumes grillés à la plancha

plancha,boeuf,étéPour 2 gringos

1 entrecôte de boeuf (ou 1 côte de boeuf)1 poivron rouge
2 épis de maïs précuits à la vapeur
chimichurri
huile d'olive (en spray si possible, c'est plus pratique)
sel, poivre

Avant le repas, enduire la viande avec 1/3 de la préparation de chimichurri et laisser mariner au moins une demi-heure. Si vous laissez mariner la viande plus longtemps, il sera préférable de la placer au frigidaire mais penser à la sortir 20 à 30 minutes avant cuisson afin qu'elle soit à température ambiante.
Laver le poivron rouge, le couper en quartiers et enlever les pépins.
Couper les épis de maïs en tronçons de de 4 à 5 cm de long.

Allumer la plancha au maximum. Quand elle est bien chaude, vaporiser de l'huile d'olive sur la surface. Faire chauffer l'huile quelques instants et y ajouter les poivrons et le maïs pour qu'ils grillent. Quand les poivrons commencent à être tendres, ajouter la pièce de viande et cuire de deux côtés selon la taille de votre morceau et la cuisson souhaitée. Saler et poivrer.

Servir la viande accompagnée de morceaux de poivrons, de tronçons d'épis de maïs, du reste de sauce chimichurri.

Variante: Et pourquoi pas ajouter une autre sauce très populaire en Amérique latine, originaire du Pérou, la salsa criolla? La recette bientôt!

Écrit par Marion dans Découvertes, Plats chauds, gratins & Cie - 1 Commentaires - - Tags : plancha, boeuf, été
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En Argentine, pas de barbecue sans chimichurri! Utilisé comme marinade ou en assaisonnement des viandes grillées, c'est vraiment un incontournable. Cette sauce a même envahi toute l'Amérique latine où elle est devenue un classique. Et je comprends bien pourquoi. Ce côté frais, acidulé et un peu piquant est addictif!

 

Chimichurri

Salsa_Chimichurri.jpg1 botte de persil plat
4 gousses d’ail
1/2 oignon rouge
1 à 2 cc de piments séchés
1 cc de paprika
2 cs de vinaigre de vin rouge
2 cs de jus de citron vert
huile d’olive
sel, poivre 

Hacher finement au couteau le persil et l'oignon rouge. Si vous n'avez pas le temps ou l’énergie de tout hacher au couteau, placer ces ingrédients dans le bol d'un mixer et hacher par quelques brèves pulsions.
Écraser l'ail, le placer dans un bol et ajouter le piment,  l'oignon, le persil, le vinaigre et le jus de citron. Saler et poivrer au goût et ajouter de l'huile a hauteur des ingrédients.
Mélanger le tout soigneusement et placer au réfrigérateur de manière à ce que la sauce infuse et intensifie ses saveurs. Cette sauce doit donc reposer au moins une heure avant utilisation mais sera vraiment meilleure réalisée la veille.

Variantes: Il existe une grande variété de chimichurris (probablement autant de recettes que de familles argentines). N'hésitez donc pas à varier un peu autour de cette recette de base, selon vos goûts. Remplacez le piment séché par un petit piment frais finement haché par exemple. Vous pouvez également remplacer l’oignon rouge par 1 à 2 oignons jeunes ciselés ou de l'échalote. On peut aussi ajouter du basilic, de la coriandre ou de l'origan. 

Il y a déjà un an, à quelques jours près, je m'envolais pour quelques jours de vacances en Arménie, à la découverte de ce pays si touchant. Si vous vous demandez ce qui a bien pu me passer par la tête en choisissant une telle destination, loin des clichés de plages blanches, de mer turquoise et de cocotiers, je vous invite à lire ou relire ce billet, ici.

Pour le premier épisode de ce beau voyage, je vous emmène le long de la route de Yerevan à Tatev, à la découverte des sites qui ont ponctué notre trajet.

 

Khor Virap

Le premier arrêt de notre périple fût le monastère de Khor Virap (prononcer "ror virap", kh se prononçant rr, proche de la jota espagnole), près de la frontière turque, perché sur une colline, avec le Mont Ararat en toile de fond.

voyage,arménie

 

Il s'agit du premier lieu saint de l'Arménie chrétienne, et qui a la particularité, parmi d'autres, de renfermer un puits profond où Grégoire l'Illuminateur aurait été enfermé pendant de nombreuses années. On y accède par un tunnel vertical étroit, via une échelle de métal raide, pas des plus rassurantes... Même si cela se fait de moins en moins, les femmes doivent se couvrir la tête en entrant dans une église, et ici, quelques voiles blancs attendent à l'entrée une tête nue à couvrir. Comme dans la plupart des églises, le sol est couvert de tapis et l'autel est à plus d'1 mètre au dessus du niveau du sol, accessible par des petits escaliers latéraux. A l'extérieur, la façade renferme de nombreuses croix et diverses inscriptions.

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Nous étions partis très tôt de Yerevan, vers 7h du matin, et nous sommes les premiers à visiter ce monastère, encore un peu endormi, au calme avant l'arrivée des touristes. En face, le Mont Ararat, mont où Noé aurait à nouveau touché terre après le déluge, s'élève au milieu de la plaine, culminant à plus de 5000 mètres. Impressionnant. Son mont enneigé se mêlant aux nuages et lui donnant un petit côté irréal. Emblème de l'Arménie (bien qu'en territoire turc), plusieurs produits arméniens portent comme marque Ararat ou Noé (Noy en arménien): bières, cognac, eau, et je crois même me souvenir avoir croisé des allumettes portant la mention "Ararat".

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Noravank

Pour aller découvrir le monastère de Noravank, il faut quitter la route de Yerevan à Tatev, juste après la ville. On s'engouffre alors dans une longue vallée étroite encadrée de hautes falaises et de grottes, faisant partie d'une Zone Importante Ornithologique, importante pour la conservation de l'avifaune.
Au fond de cette longue vallée, au coeur de falaises ocres et rouges, parsemées d'une maigre végétation, se dresse fièrement le complexe monastique de Noravank ("Nouveau Monastère"). La vue y est magnifique et le site, composé de plusieurs églises et de khatchkars, est sur la liste indicative de l'UNESCO.

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Particularité de l'une des églises: elle est sur trois niveaux. Le niveau inférieur, en terre battue et à moitié enterré, est en fait un mausolée. Les niveaux supérieurs constituent l'église proprement dite, en forme de croix et surplombée d'un dôme. Pour y accéder, il faut emprunter un des deux escaliers raides et étroits, accolés à la façade extérieure. 

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Zorats Karer

Au beau milieu d'un plateau herbeux battu par les vents, à près de 1800 mètres d'altitude, le site mégalithique de Zorats Karer intrigue. Des pierres s'élèvent, alignées ou en cercle, depuis plus de 7500 ans. Certaines sont mêmes percées d'un trou.
Il est d'autant plus agréable de se balader entre ces pierres mystérieuses, que le site est libre d'accès et peu fréquenté, loin de la frénésie de Carnac ou Stonehenge. 

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Parce que c'est bon aussi, parfois, une recette toute simple de légumes sautés!

A décliner selon le contenu de votre frigo ou de votre panier bio, et à manger accompagné de riz.

Poêlée croquante de légumes verts

légumes_verts_croquants.jpg
Pour 4, en accompagnement

2 têtes de brocolis
1 poivron vert
6 oignons jeunes
2 gousses d'ail
1 càs de sauce soja
huile de sésame
huile d'olive
piment en poudre
sel, poivre

Couper les fleurs des brocolis et garder les pieds. Eplucher et couper les pieds de brocolis en petits dés. Couper les plus grosses fleurs en 2.
Détailler le poivron, lavé et épépiné, en gros dés.
Couper les oignons jeunes en 2 ou 4 selon leur grosseur.
Eplucher l'ail et presser les gousses.
 
Faire chauffer une poêle. Y verser un mélange d'huile d'olive et d'huile de sésame. Quand l'huile est chaude, faire revenir les pieds des brocolis. Quand ils commencent à être tendres, ajouter le poivron, l'ail, l'oignon, les têtes de brocolis, le piment et la sauce soja. Saler et poivrer. Faire revenir à feu moyen à vif, en remuant régulièrement. Ajouter un peu d'eau, si besoin, afin que les légumes ne brûlent pas.

Quand les légumes sont tendres, mais encore un peu croquants, rectifier l'assaisonnement si nécessaire et servir (saupoudré ou non de graines de sésame noir). 

Écrit par Marion dans Accompagnements - 2 Commentaires - - Tags : légume, brocolis, poivron, oignon, sauce soja, ail, simple, rapide, croquant
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